PALOMBE ET PALOMBIERE

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 Article de la chasse des migrateurs

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Julien
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MessageSujet: Article de la chasse des migrateurs   Lun 12 Sep - 3:06

Source: site du syndicat de la chasse

Amis chasseurs, tous à vos stylos

L’avenir de la chasse aux migrateurs passe aussi par les études


Par Frédéric NIHOUS, Vice-Président de la FDC Nord


L'intérêt de ces études?


L'actualité estivale de la chasse au gibier d'eau fut cette année encore bien fournie. Honteusement, mais comme à l'habitude, les pouvoirs publics ont fait, qu'à quelques jours de l'ouverture, les sauvaginiers ne savaient toujours pas quand, et ce qu'ils allaient pouvoir chasser. Nous sommes en droit d'attendre une chasse sécurisée juridiquement et stabilisée après des années de « délire vert ». Ce n'est que moins le cas et c'est bien dommage, pour ne pas dire plus.

Le dernier exemple de ces errements est celui du colvert : alors que l'ouverture aux canards de surface est fixée au 31 août à 12 heures, celle du colvert est fixée le ... 1er septembre à 0 heure. Sans commentaires….. L’ineptie au pouvoir a encore de beaux jours devant elle.

Un des messages du Conseil d’Etat :

« fournissez des études et vous aurez peut-être vos dates ! »


Cependant, l'une des leçons importantes de ce (nouveau) funeste arrêt du Conseil d'Etat du 2 août, est que les études scientifiques sur les espèces chassables sont indispensables. En effet, pour celles pour lesquelles nous avions des études sérieuses (pas les études bidons de pseudo écolos), comme les oies ou les limicoles, nous avons réussi à récupérer une part de la chasse d'été au début août. Et pour les autres, celles sur lesquelles nous étions « à sec », et bien ... Et bien nous n'avons rien regagné et même perdu ! La pression politique ou associative est indispensable pour faire avancer nos arguments, mais encore faut il en avoir. Et à l'inverse, avoir des études justifiant nos revendications, mais sans poids politique pour les imposer aux décideurs, est tout autant voué à l'échec. C'est la triste réalité des choses et il ne faut passe cacher derrière son petit doigt : les chasseurs ont une part de responsabilité dans ce qui arrive, et il faudra bien un jour faire un « « droit d'inventaire » sur les actions cynégétiques nationales de certaines de nos institutions. Le « paquet » devait et doit être mis sur ces études pour que l'année prochaine, nous obtenions des arrêtés « normaux », incassables devant les tribunaux, parce que « bétonnés » scientifiquement; le compte à rebours est commencé, ce qu'a bien compris le gouvernement en créant cet Observatoire national de l’avifaune migratrice dans Lequel, nous l’espérons des organismes sérieux l'OMPO, le GIFFS ou encore l'Institut Méditerranéen ou les Fédérations) seront représentés à part entière au regard de leurs remarquables travaux.

Seuls de tels travaux pourront nous sauver la mise, mais chacun doit apporter sa pierre à l'édifice.

La chasse de nuit dépend aussi de ces études

Lors du vote de la loi de juillet 2000, la chasse de nuit a été légalisée, mais uniquement, dans certains départements. Depuis, nos installations ont été immatriculées pour permettre ce tir de nuit.

Mais dans un délai de 5 ans à compter de la promulgation de la présente loi (soitjuillet2000), le gouvernement doit soumettre au Parlement un rapport évaluant l'incidence de la chasse de nuit au gibier d'eau, sur les oiseaux migrateurs et leurs habitats, et notamment, sur l'état de conservation des populations. En clair, pour 2005, nous devrons fournir des arguments solides pour espérer conserver la chasse de nuit.

Votre Fédération et les associations nordistes sont déjà au travail
La chasse, si elle se défend bien sûr sur le terrain comme avec vos associations, se défendra aussi dans les bureaux en analysant des tas de données et de relevés, en analysant rapports et études auxquels vous vous devez de participer. Chaque chasseur se doit d'être capable de consacrer quelques heures à ces travaux, car il en va de l'avenir de notre chasse. Votre Fédération, avec ses élus et ses personnels chargés de la chasse des migrateurs, s'est attelée avec ardeur à ces dossiers : de Natura 2000 et ses documents d'objectifs à la gestion des bagues, des conventions aux études turdidés (grives) ou zones humides, rien n'est ignoré ou écarté, tout est fait avec volontarisme et compétence.

Votre Fédération, en association avec ces organismes, mais aussi avec ceux qui vivent la chasse au quotidien sur le terrain (les associations de chasseurs de migrateurs), s'est mise au travail. En liaison régulière avec les organismes précités, elle a lancé toute une série de travaux d'étude et d'enquête, tant sur le gibier d'eau avec les associations nordistes spécialisées, que sur les migrateurs terrestres, avec l'Association des Chasseurs de Pigeons du Nord. Tous ces protocoles d'étude ont ainsi été validés scientifiquement : ils s'inscrivent dans une démarche scientifique nationale et même internationale (comme l’étude pigeon entre la fédération, le GIFFS et l'ACPOPN) et font l'objet d'une approche et d'un traitement professionnels (alors attention aux « imitations », à savoir des enquêtes menées unilatéralement et de façon isolée par certaines associations nouvellement créées non validées par les organismes compétents). Les administrateurs chargés de ces dossiers, les responsables associatifs mobilisés sur le sujet ainsi que le G r o u p e m e n t Départemental des Chasseurs de Gibier d'eau et le service technique fédéral, sont donc sur le pont, car là, se joue une partie de notre, de votre avenir, sachant que vous serez mis à contribution pour la réalisation de ces dossiers. La chasse, ce n'est pas seulement avec un fusil, c'est aussi avec des jumelles, un stylo et un papier. Nous y reviendrons ensuite.

Chaque chasseur de migrateur détient une part de l’avenir de « sa » chasse


L'avenir de la chasse au gibier d'eau, en plus de votre indispensable solidarité et mobilisation, passe ainsi, et de plus en plus, par tout un travail important de connaissance, d'analyse des populations et de leurs habitats. La chasse, malheureusement, n'a plus la tranquillité d'antan où elle s'imposait d'elle-même à notre société, car elle faisait partie du paysage et des activités dites normales. Aujourd'hui, pour perdurer, la chasse doit se justifier. C’est un fait de société, et nous devons nous y faire. Parce que c’est un défi d’avenir, et même du présent, les chasseurs doivent se lancer fortement dans ces études : quand on est capable de passer des jours ou des nuits à la chasse, on doit être capable de lui consacrer quelques heures par mois pour la pérenniser, et ce travail, c'est aussi de la chasse. J'appelle donc toutes les forces vives de la chasse nordiste à participer à ces études que lancent vos associations et la Fédération. Donnons nous les moyens de justifier notre chasse pour l'installer durablement.

Voilà nos combats d'aujourd'hui et de demain. Sans pression des chasseurs, pas de solution tant les gouvernements souffrent de frilosité, d'inertie ou d'amnésie dès qu'on parle de chasse. Mais sans études accompagnant cette pression et ce lobbying, point de salut. C'est pourquoi je vous appelle tous à rejoindre nos réseaux d'étude et à participer, selon vos attirances ou spécificités, à tous ces travaux, en liaison avec votre Fédération et les associations spécialisées, pour que nous retrouvions des saisons de chasse plus conformes, tant à nos légitimes revendications, qu'aux réalités biologiques. D'ici là, je vous souhaite une très bonne saison de chasse 2002 / 2003. Le travail et le combat continuent !

Les études menées par votre Fédération,


en liaison avec les associations de chasseurs de migrateurs


Comme écrit précédemment, la Fédération et les associations nordistes se sont engagées fortement dans une série d'études sur les oiseaux migrateurs. Celles ci vont de l'analyse des prélèvements (via les cahiers de hutte adressés gratuitement à chacun des propriétaires ou gestionnaires d'installation), à l'enquête sur les ailes ou sur les stationnements hivernaux de ramiers. Tous ces protocoles ont été agréés par les organismes scientifiques tels l’OMPO ou le GIIFS, ce qui montre le sérieux de notre travail et la valeur de nos compétences tant professionnelles au sein du service technique fédéral, qu'associatives chez nos bénévoles des 13 associations de chasseurs de migrateurs du Nord.

Plusieurs études sont donc menées, auxquelles nous vous demandons de participer.

Analyse globalisée des prélèvements


Ce travail vase diriger vers la connaissance des prélèvements. Il nous faut connaître les tableaux de chasse (de façon anonyme, bien sûr), car de la connaissance des prélèvements, vient aussi la connaissance des populations. Pour cela, et comme l'impose la loi chasse de 2000, les propriétaires ou gestionnaires de hutte sont tenus de retourner à la Fédération, avant le 15 mars, comme l'impose la loi Chasse, le cahier de prélèvement de leur installation. C'est une obligation légale dont le non-respect peut entraîner le retrait d'immatriculation de la hutte.

Devant cette obligation, la Fédération a fourni (grâce à une subvention de la DIREN) un cahier de hutte harmonisé pour chaque installation du Nord. Huttiers, pensez à le remplir complètement, chaque nuit. Il sera ensuite traité par le service technique fédéral, de façon anonyme et agrégée.

En sera tirée une mine de renseignements qui aideront à pérenniser la chasse de nuit et à récupérer, à terme, nos dates de chasse.
Reprise de bagues


La Fédération des Chasseurs du Nord s'est vue confier, en accord avec l'ANCGE, la collecte et le suivi de l'ensemble des reprises de bagues sur toute la France. Une reconnaissance supplémentaire du sérieux et de la qualité du travail de la Fédération en matière d'oiseaux migrateurs.

Comment procéder ?


Vous venez de trouver ou de prélever un oiseau. Il est peut être porteur d'une bague. En général, cette bague est en métal. Vous notez toutes les coordonnées figurant sur cette bague, ou vous nous la retournez, en prenant soin de l'aplatir. Notez également la date et le lieu exact de sa capture ou de sa découverte et, très important, notez le genre et l'espèce (ex : grive musicienne), le sexe de l’oiseau et les causes apparentes de sa mort.

Dans les mois qui suivent, vous recevrez une fiche détaillée de cet oiseau, émanant du pays qui, à l'origine, a posé la bague.

Toutes vos bagues sont à adresser à :


Philippe IVANIC: ST-FDC 59 Château de Montreul 59152 Chéreng
Tél : 03 20 41 45 60


Analyse des prélèvements de turdidés

Une étude sur les turdidés a été lancée pour analyser les prélèvements de grives dans notre département : poids, sexe et périodes. Seul problème, il n'y a pas assez de chasseurs pour nous transmettre ces données. La Fédération recherche donc des chasseurs de grives, aux prélèvements significatifs, pour lui transmettre pour analyse des grives tuées à la chasse dans notre département.

Pour participer à ce réseau d'enquête, contacter :

Damien BREBION : ST FDC «enquête turdidés». Château de Montreul 59152 Chéreng


Analyse des stationnements hivernaux de ramiers


Sur l'initiative de l'Association des Chasseurs de Pigeons du Nord et de la Fédération, une convention internationale a été signée avec le GIFFS (organisme scientifique spécialisé sur le ramier) : elle s'étalera sur plusieurs années. Son suivi technique sera assuré par la Fédération du Nord pour compilation et analyse des données transmises par les chasseurs observateurs du réseau, notamment ceux de l'ACPOPN qui s'est engagée fortement dans ces travaux.

Ainsi, à date fixe, chaque observateur (un par massif dortoir de 500 hectares dans le département) devra effectuer et noter ses observations (nombre, fréquence, ... ) tout au long de la saison. Le tout se fera sur un carnet spécial, fourni par la Fédération.

Pour participer à ce réseau d'enquête. Contacter :

Damien BREBION : ST FDC « enquête turdidés ». Château de Montreul 59152 Chéreng

Ou

ACPOPN / Frédéric NIHOUS ; 114, rue d'Esquerchin 59500 DOUAI.

Email : acpopn@palombe.com


Collecte et analyse d'ailes d'oiseaux

Cette étude, toujours pour la connaissance des espèces, s'orientera vers une collecte d'ailes des oiseaux prélevés à la chasse. Nous pourrons ainsi déterminer le sexe ratio et l'age ratio des oiseaux que nous avons prélevés, ainsi que les tendances portant sur les prélèvements.

Comment participer ?


Tout simplement en récoltant une aile des oiseaux que vous prélèverez. Pour ne pas être submergé d'ailes que nous n'aurions pas le temps de traiter, il nous faut dans un premier temps orienter cette récolte d'ailes vers les espèces que les antichasse veulent protéger (voir les décrets Cochet d'il y a quelques mois) : chipeau, pilet, barges rousse et à queue noire, courlis cendré et corlieu. Il s'agit des espèces qu'ils classent en « état défavorable ».

Pour nous envoyer l'aile, sectionner l'aile le plus prés possible du corps de l'oiseau, avec le scapulaire (au niveau de l'articulation de l'épaule). Compléter ensuite l'enveloppe qui va servir à la collecte, et glisser le tout au congélateur. Les enveloppes seront disponibles auprès de la Fédération des chasseurs ou auprès de votre Président d'association locale. En fin de saison, contacter la Fédération (03 20 40 4160) qui viendra récupérer les ailes.

Pour participer à cette enquête, contacter :

François AUROY : ST-FDC 59. Château de Montreul 59152 Chéreng.

Tél : 03 20 41 45 60



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MessageSujet: Re: Article de la chasse des migrateurs   Lun 12 Sep - 3:10

Arrow SUITE DE L'ARTICLE

Le protocole « Vague de froid »


Comme vous le savez, pour l'avoir souvent vécu par le passé, les pouvoirs publics sont habilités à fermer temporairement la chasse en cas de conditions météorologiques exceptionnelles. Cette possibilité, normalement faite pour éviter des abus en cas de grande vulnérabilité du gibier migrateur, Pour participer à ce réseau est cependant devenue d'observation, contacter: une arme pour les anti-chasse pour grignoter encore nos périodes de chasse. Ainsi, la LPO et ses filiales locales (comme le GON) demandent systématiquement la fermeture de la chasse, dès que les eaux sont gelées !

Pour éviter ces dérives, un protocole, associant la Fédération, a été mis en place depuis la saison 98/99 pour donner aux services préfectoraux des données fiables et réelles sur l'état physiologique des oiseaux, et déterminer, rationnellement s'il faut ou non fermer la chasse.

L'objectif principal du protocole : suivre l'évolution des stationnements d'oiseaux durant une période de froid intense. Il peut être activé dés que Météo France annonce des fortes chutes de températures sur l'Europe et il est mis en veille de début novembre à fin février chaque saison.

Deux axes de travail sont alors mis en place: le suivi journalier des sites refuges par des comptages effectués par des professionnels de la chasse et les observations de flux migratoires anormaux et /ou insolites, et surtout des données sur les prélèvements.

Ces informations journalières sont synthétisées et transmises au préfet et au Directeur Départemental de l'Agriculture pour information et décision.

Pour ce travail, nous avons besoin des chasseurs qui, étant quotidiennement sur le terrain, peuvent aider à fournir les observations nécessaires.



Pour participer à ce réseau d'observation, contacter:

Philippe IVANIC: ST-FDC 59 Château de Montreul 59152 Chéreng
Tél : 03 20 41 45 60



Observation des flux migratoires

En liaison avec l'ANCGE et le GDCGE Nord, certaines associations de chasseurs de gibier d'eau ou de migrateurs terrestres, comme l'AHVSensée, l'ACGE de Condé, l'ASV2S ou encore l'ACPOPN, réalisent des enquêtes migrations ou hivernage. Leurs données permettent de prouver que nos dates de chasses traditionnelles ne sont pas du délire et qu'elles sont justifiées biologiquement.

Le dispositif est simple sur la base d'un carnet d'observation, un réseau de correspondants est mis en place sur chaque zone humide d'un secteur (huttes, marais, plans d'eau, etc ... ), souvent avec les gardes des installations ou des chasseurs les fréquentant régulièrement. Ceux ci relèvent alors, quotidiennement ou par décade, les observations de mouvements ou de stationnements (pas les prélèvements) des espèces gibiers dans le secteur qui leur est attribué. Le tout est compilé par informatique et permet de donner les tendances migratoires par espèces, ainsi que les pics de migration.



Pour participer à cette enquête, contacter :

François AUROY : ST-FDC 59. Château de Montreul 59152 Chéreng

Tél : 03 20 41 45 60


Ou
Chaque association de chasseurs de gibier d'eau.


Voilà bonne lecture Cool

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